Votre assurance est-elle prête à vous protéger contre le changement climatique ?

02/01/2020

Comment les compagnies d'assurance évaluent-elles le risque climatique ?

Dans une enquête réalisée par l'APCR en septembre 2019, environ la moitié des assureurs interrogés déclaraient avoir mis en place des outils pour améliorer la prise en compte et l'intégration effective des risques liés au changement climatique dans leur dispositif de gestion des risques : 60 % disposent d'un reporting interne pour le suivi de l'exposition à ces risques, 45 % de modèles internes de mesure du risque. 

Ils ont également développé des modèles de scénarios de réchauffement climatique permettant d'évaluer les risques physiques sur une partie du portefeuille d'investissements. Mais bien qu'ils aient vocation à déterminer des scénarios futurs, ces outils sont à l'heure actuelle principalement basés sur des données historiques et non des analyses prospectives. 

Il est urgent pour le secteur des assurances de développer une analyse prospective

Dans les stress tests, les risques considérés comme les plus sensibles aux chocs climatiques concernent la souscription et la détention d'actions ou d'obligations d'entreprises. Le risque immobilier est également souvent cité. Les risques concernant les actifs souverains, la souscription et, surtout, la contrepartie sont moins souvent cités par les assureurs. 

Les organismes déclarent que les stress tests qu'ils mettent en œuvre sont, en très grande majorité (dans 85 % des cas), réalisés sur un horizon inférieur à 10 ans et, pour plus de 50 % d'entre eux, inférieur à 5 ans. Ce manque de vision est très préoccupant si l'on considère l'horizon de temps attaché au risque climatique et aux scénarios pris en compte dans les études sur le réchauffement climatique (à horizon 2030, 2050 ou au-delà). 

L'APCR recommande donc au secteur de développer des modèles de stress tests plus élaborés le plus rapidement possible. Par ailleurs, certains produits-solutions ont été développés par certaines compagnies d'assurance. 

Source : https://acpr.banque-france.fr/sites/default/files/medias/documents/as_102_risque_climatique_assurances_fr.pdf


L'assurance paramétrique ou indicielle

Apparue il y a une vingtaine d'années pour favoriser l'assurance agricole dans les pays en développement, cette forme de couverture fixe à l'avance la somme qui sera versée à l'assuré en cas d'évènement climatique majeur. L'assurance paramétrique repose majoritairement sur l'exploitation du Big Data : surveillance satellitaire des exploitations et indices météorologiques sont analysés en permanence afin de déclencher automatiquement le paiement des sinistres lorsque des seuils critiques de rendements sont atteints. Cette technologie permet ainsi de limiter les coûts liés à la venue d'experts et d'ainsi accélérer le processus d'indemnisation. 

Pour l'instant, quelques assureurs seulement, dont Swiss Re ou AXA CS, et des assurtech, se sont positionnés sur ce marché. Jumpstart par exemple utilise l'assurance indicielle pour l'indemnisation lors de tremblements de terre en Californie, ou Descartes Underwriting, une jeune pousse française qui des risques pour le compte d'assureurs ou de réassureurs. En Europe, il y aurait aussi une demande de la part d'entreprises « météo-sensibles », dans les secteurs de la construction (le coulage du béton est plus complexe et plus cher quand il fait moins de 5 °C), du tourisme ou de l'agroalimentaire. 

Source : Les Echos

AXA signe un partenariat avec la Banque Mondiale

Un nouvel objectif pour le groupe d'assurance français : favoriser l'assurance des agriculteurs vulnérables dans les pays en développement. AXA Corporate Solutions, son entité dédiée aux grands risques, vient de nouer un partenariat avec le Programme global pour l'assurance indicielle (GIIF) géré par le Groupe Banque mondiale. Lancé en 2009, GIIF cherche à favoriser l'accès à des produits d'assurance innovants dans des pays en développement. Il fait suite à celui signé en septembre avec l'IFC, le bras armé de la Banque mondiale dédié au secteur privé. L'assureur pourra ainsi mobiliser jusqu'à 50 millions d'euros de capacités par pays. 

Source : Les Echos

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Crédits : Le Monde, Les Echos, APCR

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